Expulsion des squatteurs et locataires mauvais payeurs : ce qui a vraiment changé en 2025–2026

Expulsion des squatteurs et locataires mauvais payeurs : ce qui a vraiment changé en 2025–2026
Depuis la promulgation de la Loi Kasbarian-Bergé en juillet 2023, la France s’est dotée d’un cadre juridique plus protecteur pour les propriétaires.
Mais c’est surtout entre fin 2024 et 2026 que la situation a réellement évolué sur le terrain. Sans nouvelle loi majeure, l’État a renforcé l’application des dispositifs existants, rendant les expulsions plus rapides et plus effectives.
Une loi déjà stricte… mais longtemps peu appliquée
La loi de 2023 a introduit plusieurs mesures fortes :
- reconnaissance du squat comme délit pénal
- expulsion administrative sans décision judiciaire
- sanctions renforcées
Cependant, en 2023–2024, de nombreux propriétaires dénonçaient encore :
- des délais administratifs trop longs
- une application inégale selon les départements
Le véritable tournant intervient à partir de fin 2024.
À partir de fin 2024, plusieurs instructions du ministère de l’Intérieur ont été adressées aux préfets pour accélérer les procédures.
Ce qui change concrètement
- traitement prioritaire des demandes d’expulsion
- objectif de réponse en 48 à 72 heures
- simplification des dossiers administratifs
Résultat : en 2025–2026, de nombreux cas d’expulsion de squatteurs sont traités en quelques jours seulement.
Une réalité confirmée par la presse
Plusieurs médias ont documenté cette évolution :
- Le Figaro évoque une application “beaucoup plus rapide” de la loi anti-squat en 2025, avec des interventions préfectorales accélérées
- Le Monde souligne une volonté politique de réduire les délais et harmoniser les pratiques
- BFMTV rapporte plusieurs cas d’expulsions réalisées en moins d’une semaine
Ces retours confirment une tendance : la loi est désormais pleinement appliquée
Une pression accrue sur les préfectures
Depuis 2025 :
- suivi des délais par l’administration centrale
- remontées statistiques régulières
- incitation à traiter les dossiers rapidement
Objectif affiché :
éviter toute situation de squat prolongé
Résultat :
- moins de blocages locaux
- décisions plus rapides
- exécution plus fréquente
Mauvais payeurs : une justice plus ferme
Pour les locataires en impayés, les changements sont plus discrets mais bien réels. Évolutions constatées
- application plus stricte de la clause résolutoire
- réduction des délais accordés par les juges
- moins de reports successifs
Les tribunaux cherchent désormais à éviter les situations où un locataire reste longtemps sans payer
Une jurisprudence en évolution
Depuis 2024 :
- décisions plus rapides
- moins de tolérance face aux impayés prolongés
- meilleure exécution des jugements
On observe une inflexion claire en faveur des propriétaires
Des limites qui subsistent
Malgré ces avancées :
- la trêve hivernale reste en vigueur
- certaines procédures restent obligatoires
- les juges conservent un pouvoir d’appréciation
L’expulsion n’est donc jamais totalement immédiate
Des tensions locales persistantes
Certaines collectivités tentent encore de ralentir les expulsions.
Exemple :
- initiatives à Saint-Denis en 2026 pour limiter les expulsions sans relogement
Ces décisions sont généralement contestées par l’État et suspendues Ce que cela change vraiment pour les propriétaires
Aujourd’hui :
- expulser est plus rapide qu’avant 2023
- les procédures sont mieux appliquées
- les autorités sont plus réactives
Mais :
une expulsion reste longue, coûteuse et incertaine
Le vrai enjeu : éviter les mauvais locataires
Cette évolution confirme une réalité essentielle :le meilleur moyen de gérer une expulsion… est de ne jamais y avoir recours
Aujourd’hui, les propriétaires cherchent à :
- sécuriser leur sélection
- analyser les profils en amont
- réduire le risque d’impayé
Conclusion
Entre 2025 et 2026, il n’y a pas eu de nouvelle loi majeure…
mais une transformation concrète de l’application du droit existant.
- expulsions plus rapides
- administration plus efficace
- justice plus ferme
Mais une évidence demeure :
la meilleure protection du propriétaire reste le choix du bon locataire
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